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Blog de la rénovation d'une maison ancienne dans le pays de Redon

Isolation de la toiture des combles

Publié le : 13 octobre 2010 | Rubrique : Travaux | Mots-clés : ,

Voilà une opération qui m’a parue interminable, commencée à la fin juillet, ce n’est qu’à la mi-octobre qu’elle se voit enfin terminée. Il faut dire que je n’ai pas choisi la méthode la plus simple ni la plus adaptée. 1ère étape choisir ses matériaux et sa technique de pose En matériaux, j’avais opté pour de la laine [...]

Voilà une opération qui m’a parue interminable, commencée à la fin juillet, ce n’est qu’à la mi-octobre qu’elle se voit enfin terminée. Il faut dire que je n’ai pas choisi la méthode la plus simple ni la plus adaptée.

1ère étape choisir ses matériaux et sa technique de pose

En matériaux, j’avais opté pour de la laine de mouton avec en finition un lambris posé en horizontal.

Pour la technique de pose on peut voir partout des exemples adaptés aux maisons neuves : avec de gros chevrons réguliers, des pannes régulières… mais pour mon cas rien de tout cela. On m’avait préconisé en solution de fixer des lattes directement sur les pannes mais avec uniquement 2 pannes (au lieu de 3 dont 1 à peinte enfoncée dans le mur) j’hésitais.  J’ai eu de nombreuses propositions de poses qui paraissaient toutes simples dans les faits : « tu prends de la laine de verre, tu l’agrafes à tes chevrons et voilà en 2 jours c’est bouclé »… Mais je voulais un isolant autre que L’isolant français : la fibre de verre. Non pas que celle-ci ne soit pas écologique mais qu’avec le temps, elle se tasse, prend l’humidité et est à remplacer au bout de 20 ans.

J’avais donc opté pour 20cm laine de mouton embrochée des rails métalliques. J’ai commencé à poser des suspentes métalliques, avec un cordeau posé d’une extrémité à l’autre (l’occasion de constater que ma toiture n’était pas plate du tout).

Pose suspentes métalliques

Pose suspentes métalliques

Au moment de commander la laine de mouton, le magasin me dit qu’il n’en commercialisent plus et je m’oriente vers une double couche de 10cm de panneaux de fibres de bois. On me recommande en plus d’ajouter un revêtement pare-pluie en 1ère couche.

2ème étape : pose du pare-pluie

Le pare-pluie est vraiment un plus (rendre l’isolant totalement étanche) lorsqu’il est posé en même temps que la toiture mais sur une toiture existante, il y a la jonction entre les chevrons et les pannes qui constitue un trou dans l’étanchéité et un risque que l’eau ne stagne à cet endroit et vienne pourrir le toit. Je pris l’argument du vendeur qui me dit qu’en plaçant l’isolant sous les chevrons, il y a une lame d’air de 3 à 5 cm qui permet de bien ventiler le tout et que de toute façon la toiture est déjà étanche à l’eau (chose que j’ai vérifié et que j’ai fait revérifier par un couvreur).

Voilà à présent venu le temps de poser ce pare-pluie si résistant qu’il ne perce pas à travers la bonne centaine de suspentes déjà fixées, il faut l’entailler. Prendre les mesures (coupes de biais) , faire les entailles, agrafer, découper au niveau des jonctions pannes-chevrons pour finir pas étanchéifier le tout avec de la colle et du scotch.

Pose du pare-pluie

Merci à Delphine pour son coup de main.

3ème étape :  réceptionne l’isolant

Cela  ne me laisse plus beaucoup de place chez moi. Dommage qu’il fasse 25° pour pouvoir tester cette couche de 135 cm d’isolant qui correspond à plus de 6 fois les normes d’isolation en vigueur pour les logements neufs (1,35 / 0,038 d’alpha =  R de 35,5)

Stockage de la fibre de bois

Stockage de la fibre de bois

4ème étape : pose de la première couche de fibre de bois

L’avantage, c’est que je peux les poser seul. L’inconvénient c’est que ça ne passe pas à travers les suspentes. Il faut plaquer fortement le panneau sur la toiture pour que les suspentes laissent des marques dessus pour repérer les emplacements et y faire des entailles (perceuse et lame de scie à métaux).

Une fois encastrer dans les suspentes comme je peux (lunette, masque et casquette obligatoires), je fixe provisoirement le panneau avec des bout de fourrure métallique préalablement découpés (à la meuleuse).

Pose de la 1ère couche de fibre de bois

Plutôt que d’utiliser un échafaudage, une superposition de palettes m’ont suffit pour atteindre à bout de bras la fait de la toiture.

Echafaudage maison

Une fois les panneaux placés, il « ne reste plus » qu’à clipser les fourrure. Pas le droit à l’erreur car une fois clipsée, elles ne s’enlèvent plus.

Voilà à coup de forcing parfois, la toiture est devenue assez linéaire.

5ème étape : pose des tasseaux

Une fois la 1ère couche maintenue pas les fourreaux, je prépare des tasseaux, d’épaisseur égale à la profondeur des panneaux de la fibre de bois (10cm) que je fixe à l’aide d’équerres aux fourrures métalliques. Chaque tasseau étant espacé de 50cm.

Tasseaux sur fourrures métalliques

Pas évident de fixer de les fixer avec des vis à placo, surtout en hauteur !

6ème étape : pose de la 2ème couche de panneaux de fibre de bois

Comme vu sur la photo précédente, j’ai eu à ce moment là de grands doutes. Comment maintenir la 2ème couche sachant qu’il me reste encore à poser le pare-vapeur ? Mes premiers essais ont consisté à maintenir la 2ème couche de fibre de bois avec des fils de fer, vu que ça gondolait, j’ai fixé une planche en travers. Ma sœur qui est toujours de bons conseils l’a conseillé d’enlever les panneaux pour les renvoyer au vendeur et prendre autre chose.

Heureusement le week-end suivant, ma mère France et mon beau-père Daniel m’ont soulagé en mettant m’aidant à mettre en œuvre ma dernière trouvaille : fixer les panneaux avec les tasseaux et poser mes pare-vapeur ensuite (c’est fou ce que les solutions les plus évidentes nous échappent quand on a la tête dans le guidon !)

Pose de la 2ème couche d'isolant

Évidemment les tasseaux, les pannes qui dépassent et la ferme de travers nous obligent à faire de nombreuses découpes. Découpes à la scie égoïne (avec la scie bien verticale, ça fait moins de miettes)

Découpe de panneaux de fibre de bois

Merci à France et Daniel pour leur précieux coup de main

2ème couche d'isolant fixée

7ème étape : les encadrement

Il reste à voir encore les encadrements qui ont des épaisseurs différentes et pour lesquels il faut prévoir des tasseaux de toute par pour fixer les plaques de finition qui sont elles prévues en Fermacell.

Encadrement

8ème étape : pose du pare vapeur

Vu qu’on ne l’a pas fixé en même temps que la 2ème couche d’isolant et qu’il faut pour le lambris conserver une lame d’air de 3cm, il fallait que le pare-vapeur soit fixé en contournant les tasseaux de bois sur lesquels sera fixé le lambris. J’en avais 2 : celui en papier prévu pour la toiture mais celui-ci se déchire et les agrafant autour des tasseaux. J’ai donc pris celui un peu plastifié destiné au murs.

Comme pour le pare-pluie, ce sont les finitions à coup de colle de de scotch qui sont pénibles (bien que le reste ne soit pas vraiment une partie de plaisir non plus).

Pose du pare-vapeur

Pose du pare-vapeur

Vous l’aurez compris cette méthode n’est pas la bonne, autant utiliser celle-ci

5 personnes ont laissés des commentaires

jc - Gravatar

jc a dit le 6 septembre 2012 à 8h49

voulant isoler sous toiture je suis tombé sur votre blog qui m’a permis d’avoir quelques réponses à mes interrogations.
Toiture ancienne donc absolument pas droite ni régulière au niveau des chevrons, du coup j’ai opté pour des suspentes integra de chez isover qui sont réglables même une fois les fourrures posées (plus chère mais plus sécurisant pour un bricoleur du dimanche)
Par contre sur vos photos le pare pluie bleu « Pro climat » n’est pas un pare pluie c’est un pare vapeur (j’ai le même chez moi travaux en cours)
je pense que vous avez inversé le pare pluie et le pare vapeur lors de vos travaux
quel est le constat en terme de confort hiver et été?

Julien - Gravatar

Julien a dit le 20 janvier 2013 à 22h37

C’est bien le pare pluie http://fr.proclima.com/co/FRN/fr/solitex_ud_sys.html que j’ai posé en premier.

Pour le constat je n’ai pas vraiment d’élément de comparaison mais j’en suis satisfait à mon avis il y a peu de déperdition de chaleur par les combles.

Erwann D - Gravatar

Erwann D a dit le 27 mai 2014 à 15h18

Bonjour.
merci pour vos efforts en bio et blog.
votre mésaventure confirme bien qu’un accompagnement ou l’achat de conseil en eco-rénovation ne sont pas à néglige! surtout qu’il faut se garder des vidéos et conseils simplistes du net ou de la vraie vie! par ex votre solitex Ud pare pluie est monté à l’envers. de plus les liaisons chevron/ferme ainsi que les percements pour les suspentes (les intégra2 seraient plus fastoche) doivent faire des points d’entrée de partout, à moins que vous ayez tous coller scotcher avec les produits adéquat … le pare pluie doit permetre à l’eau de fuite de se derverser dans la gouitière , ou sur le mur de façade…généralement ça se deverse malheureusement sur la sablière ou dans une ravale perdue! ouïe!

bref le pare pluie c’est hyper important j’en suis moi même convaincu mais sa pose en réno est tout un art! comme pour le reste d’ailleurs … à commencer par bien cogiter les étapes avant d’attaquer … celà dit les artisant du conventionel ne font guerre mieux , même pire vu les matériaux utlisés!

pour finir, je vous conseil vivement de faire le distinguo entre pare vapeur et frein vapeur , surtout si vous isoler en bio ! ;-)

Kénavo et encore merci d’avoir apporté ce témoignage d’erreur! peu de gens admettent leur gourances , et encore moins rangent leur fierté au placard pour éviter la même chose aux autres!

Samuel P - Gravatar

Samuel P a dit le 21 août 2014 à 8h38

Bonjour,

Bravo pour votre rénovation. C’est clair que ça prend du temps.
J’avais une petite question concernant vos 2 pignons, avez-vous fait une jonction entre les pare-vapeur des rampants et des pignons ?

Encore bravo pour le travail accompli!

vincent fraboulet - Gravatar

vincent fraboulet a dit le 25 août 2015 à 11h43

Il y a une erreur ici:

Dommage qu’il fasse 25° pour pouvoir tester cette couche de 135 cm d’isolant qui correspond à plus de 6 fois les normes d’isolation en vigueur pour les logements neufs (1,35 / 0,038 d’alpha = R de 35,5)

En fait, il faut faire 0,135/ 0,038, R = 3,55. L’épaisseur doit être en mètre.

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